Né en 1962 en Guadeloupe, Christian Laviso est un poly-instrumentiste autodidacte. Attiré dès son plus jeune âge par le tambour traditionnel, il choisit finalement la guitare comme instrument de prédilection. 

Très tôt, il prend conscience de la nécessité de maîtriser le gwoka pour affirmer son identité musicale. C’est sous l’influence de Gérard Lockel et de son ouvrage Traité de gwoka moderne que l’usage de nouveaux instruments est codifié dans cette musique traditionnellement interprétée par un ensemble de tambours et un chanteur. Le gwoka, musique populaire de la Guadeloupe, a longtemps été le vecteur de l’histoire, du vécu, du travail et des révoltes des esclaves. 

Son style très personnel s’épanouit au contact de grands maîtres du gwoka tels que Lin Canfrin, Alexandre Cornano et Picord, ainsi qu’à travers ses rencontres et collaborations avec des artistes de jazz comme Kenny Garrett et David Murray. 

Il puise également son inspiration dans son héritage culturel, notamment dans les musiques qui accompagnent les travaux agricoles, les veillées mortuaires traditionnelles et les soirées léwoz. 

Dans les années 1980, il acquiert une solide notoriété en participant à de nombreux festivals et manifestations, parmi lesquels le Gosier Jazz Festival, diffusé sur BET Jazz, le Pointe-à-Pitre Jazz Festival Carrefour des musiques créoles, ainsi que le Festival d’Angoulême en France. 

Les années 1990 marquent l’âge de la maturité musicale. À travers de multiples collaborations, notamment avec Simenn Kontra, Big Band Ka et Akiyo, ainsi que deux albums remarqués, il revisite les grands standards du gwoka au sein du groupe Horizon, figure du gwoka moderne. 

Avec son groupe Laviso Trio, il développe un jeu de guitare à la fois généreux, expressif et profondément percussif, faisant jaillir toute l’âme et l’énergie du cœur de la Guadeloupe. 

Source: https://africultures.com/

Christian Laviso

Né en 1962 en Guadeloupe, Christian Laviso est un multi-instrumentiste autodidacte et figure majeure du gwoka moderne, dont le style singulier mêle les rythmes traditionnels guadeloupéens, l’héritage culturel de l’île et les influences du jazz.